年末年始 3
Sixième Partie : Le Mochi
Le Mochi est une douceur traditionnelle japonaise que l'on dévore les premiers jours de la nouvelle année. Pour faire le Mochi, les japonais utilisent le Mochigome, c'est à dire le Riz à Mochi, qu'ils malaxent à grands coups de bâton jusqu'à ce qu'il forme une pâte dense. Il faut noter que chaque année plusieurs japonais décèdent des suites d'une ingestion de Mochi. Le mochi, une fois chauffé, est très collant et tend à rester bien au chaud dans l'oesophage empêchant ainsi certaines personnes de respirer librement. Tous les ans, les avertissements sont nombreux à ce sujet. La forme du Mochi dépend de la région : des boules dans la région d'Osaka, des carrés à Tokyo, des rectangles à Nagoya et dans la région d'Aichi en général...

Pour plus de photos
Il y a de nombreuses façons différentes de manger le mochi. Je vais vous en présenter quelques-unes, celles que j'ai moi-même eu le loisir de goûter. J'avoue que j'adore le Mochi surtout lorsqu'il est accompagné de Kinako, une poudre de Mame, des haricots japonais.
Pour ce faire, il faut prendre un bloc de mochi que vous laissez chauffer dans l'eau ou, souvent au Japon, sur un petit chauffage d'appoint. Ensuite vous le mettez dans un petit bol d'eau chaude jusqu'à ce que la pâte de riz devienne molle et gluante. Vous le déposez sur une petite assiette et le saupoudrez de poudre de Kinako. Vous n'avez plus ensuite qu'à déguster le tout en évitant d'expirer au moment où vous portez le mochi à la bouche. Ca peut paraître ridicule comme conseil mais sachez qu'un nuage de kinako envoyé sans prévenir au visage de la personne assise en face de vous peut devenir très embarassant au Japon (comme ailleurs sans doute).
Autre goût, autre recette... Vous faites chauffer le mochi de la même façon que précédemment. Une fois celui-ci bien élastique, vous l'entourez de Nori, une feuille d'algues marines. Le Makimochi comme je m'amuse à l'appeler est un petit met d'une simplicité enfantine et pourtant d'un goût incomparable. Je conseille un Nori de bonne qualité.
Le dernier plat à base de mochi que je vous propose est celui que l'on peut manger dans toutes les chaumières glacées du Japon (il fait en moyenne 6 degrés dans les pièces... le chauffage n'étant pas centralisé et les japonais étant très économes). Il s'agit d'une soupe composée à partir d'un bouillon de Katsuobushi no Dashi (Bouillon de poisson, la bonite) dans laquelle on met bien sûr le Omochi (du yakimochi en réalité puisqu'une fois encore on le chauffe) mais aussi des algues marines appelées Mochina, du Naruto (des sortes de quenelles compactes aux couleurs rose et blanche) dont le dessin évoque les tourbillons très forts et rapides de la région de Shikoku et du Katsuobushi (de la bonite en lamelles séchées).
Pour vous donner une idée de ce qu'est le Naruto :
Le Mochi est une douceur traditionnelle japonaise que l'on dévore les premiers jours de la nouvelle année. Pour faire le Mochi, les japonais utilisent le Mochigome, c'est à dire le Riz à Mochi, qu'ils malaxent à grands coups de bâton jusqu'à ce qu'il forme une pâte dense. Il faut noter que chaque année plusieurs japonais décèdent des suites d'une ingestion de Mochi. Le mochi, une fois chauffé, est très collant et tend à rester bien au chaud dans l'oesophage empêchant ainsi certaines personnes de respirer librement. Tous les ans, les avertissements sont nombreux à ce sujet. La forme du Mochi dépend de la région : des boules dans la région d'Osaka, des carrés à Tokyo, des rectangles à Nagoya et dans la région d'Aichi en général...
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Il y a de nombreuses façons différentes de manger le mochi. Je vais vous en présenter quelques-unes, celles que j'ai moi-même eu le loisir de goûter. J'avoue que j'adore le Mochi surtout lorsqu'il est accompagné de Kinako, une poudre de Mame, des haricots japonais.
Pour ce faire, il faut prendre un bloc de mochi que vous laissez chauffer dans l'eau ou, souvent au Japon, sur un petit chauffage d'appoint. Ensuite vous le mettez dans un petit bol d'eau chaude jusqu'à ce que la pâte de riz devienne molle et gluante. Vous le déposez sur une petite assiette et le saupoudrez de poudre de Kinako. Vous n'avez plus ensuite qu'à déguster le tout en évitant d'expirer au moment où vous portez le mochi à la bouche. Ca peut paraître ridicule comme conseil mais sachez qu'un nuage de kinako envoyé sans prévenir au visage de la personne assise en face de vous peut devenir très embarassant au Japon (comme ailleurs sans doute).
Autre goût, autre recette... Vous faites chauffer le mochi de la même façon que précédemment. Une fois celui-ci bien élastique, vous l'entourez de Nori, une feuille d'algues marines. Le Makimochi comme je m'amuse à l'appeler est un petit met d'une simplicité enfantine et pourtant d'un goût incomparable. Je conseille un Nori de bonne qualité.
Le dernier plat à base de mochi que je vous propose est celui que l'on peut manger dans toutes les chaumières glacées du Japon (il fait en moyenne 6 degrés dans les pièces... le chauffage n'étant pas centralisé et les japonais étant très économes). Il s'agit d'une soupe composée à partir d'un bouillon de Katsuobushi no Dashi (Bouillon de poisson, la bonite) dans laquelle on met bien sûr le Omochi (du yakimochi en réalité puisqu'une fois encore on le chauffe) mais aussi des algues marines appelées Mochina, du Naruto (des sortes de quenelles compactes aux couleurs rose et blanche) dont le dessin évoque les tourbillons très forts et rapides de la région de Shikoku et du Katsuobushi (de la bonite en lamelles séchées).Pour vous donner une idée de ce qu'est le Naruto :

