年末年始 2
Troisième Partie : Kazari
Traditionnellement, les vacances de la Nouvelle Année étaient consacrées aux kamisama, les dieux, qui avaient alors accordé de bonnes récoltes et avaient accepté les esprits des ancêtres, censés protéger le commun des mortels.
Ainsi les décorations traditionnelles participent de cet effort. On peut en dénombrer beaucoup mais je ne m'attarderai que sur deux d'entre elles. La première est le Kadomatsu : des branches de sapin et des tiges de bambou sont les principaux éléments de cet arrangement floral. On le dispose en général sur les côtés de la porte d'entrée de la maison. Il y a ensuite le Shime-Kazari, une décoration elle aussi composée de branches de sapin, cette fois enroulées. On accroche le Shime-Kazari sur la porte d'entrée, ou à l'avant des voitures. Ces deux décorations sont destinées à accueillir les dieux et les esprits. Au début de l'année, les gens remercient et louent les dieux et les esprits des ancêtres en espérant que cette nouvelle année soit elle aussi riche en récoltes et en événements heureux. 
Quatrième Partie : Oomisoka
Le 31 décembre est généralement appelé Oomisoka, un moment de calme et de relaxation pour tous après les pénibles et fatigantes préparations de Oshougatsu. En Japonais, Misoka signifie le dernier jour du mois... et Oomisoka, le Grand dernier jour du mois, ce qui revient à dire, le dernier jour de l'année. Les japonais passent la soirée à manger Osechiryouri, qui fera l'objet d'un chapitre à part, et les Toshikoshisoba, tout en buvant un peu d'alcool.

Cinquième Partie : Osechiryouri
Préparé la veille du Oomisoka, l'Osechiryouri est un assortiment de mets que les japonais conservent dans des boîtes empilables appelées Juubako ( boîtes empilées; un merci à Haikai pour la rectification ). La tradition veut que les plats soient nombreux de manière à ce qu'il ne soit pas indispensable de préparer quoi que ce soit les jours suivants. En général, Osechiryouri est consommé jusqu'au deux ou trois janvier. Chaque plat a une signification bien particulière et une relation directe est ainsi établie avec le symbolisme du Nouvel An. Par exemple, le Konbu, une algue marine enroulée dans laquelle on place une tranche de poisson de bonne qualité, a une sonorité proche du mot yorokobu (le bonheur) ou yorokonbu... Autre met, autre signification : le Kazunoko, des oeufs de hareng salé d'une couleur jaune ravissante, évoque pour l'année à venir la naissance de nombreux enfants. Evidemment le contenu dépend des régions, bien que certains plats semblent incontournables, aux dires de mes beaux-parents.
J'ai trouvé certains plats délicieux et d'autres très particuliers. Ainsi le Kazunoko reste un grand moment de bonheur pour mon palais bien que j'ai reproché discrètement que le goût était vraiment trop salé. Les oeufs de hareng sont très durs et il est parfois difficile de déglutir quand vous essayez de les avaler. Les Kuromame (haricots noirs) étaient eux aussi très goûtus. Une généralité concernant l'Osechiryouyi serait de dire que les mets sont très sucrés ou très salés, sans doute une des raisons de sa conservation longue durée. Depuis que je vis au Japon, je me suis habitué aux petits-déjeuners de Minshuku ou de Ryoukan et je n'ai guère éprouvé de difficulté à dévorer le Omochi dans la soupe Ozoni ou le Omochi agrémenté de Kinako à 6h30 le matin suivant. Ce dernier est d'ailleurs mon favori. Sur les photos que vous pouvez voir du côté des albums, vous remarquerez qu'une fois encore les poissons font bonne figure face aux plats de viande européens. Certains plats d'Osechiryouri ont l'air d'être véritablement confis et bien que la langue française ne soit que peu préparée à ce type de goûts, on s'y acclimate très aisément, pourvu que le poisson ou les oeufs de poissons ne vous posent pas de problème.
Malgré tout, ce que je préfère avec le Osechiryuri, c'est que les femmes au foyer se voient délester d'une part considérable de leurs tâches ménagères le temps de profiter, au même titre que leur mari, d'une fin d'année calme et reposante. Ca semble peut-être difficile à imaginer pour de nombreux occidentaux mais le poids des tâches d'une femme au foyer au Japon est loin d'être enviable. Mais ceci est une autre histoire que je traiterai sans doute dans un avenir proche.
à suivre...
Izo
NB : les photos utilisées sont celles que j'ai prises cette année lors de ces événements. Les photos extérieures sont utilisées avec l'accord des sites où je les ai trouvées. Le texte a été intégralement écrit par mes soins et je serais gré aux gens qui souhaiteraient exploiter celui-ci de me prévenir.
Traditionnellement, les vacances de la Nouvelle Année étaient consacrées aux kamisama, les dieux, qui avaient alors accordé de bonnes récoltes et avaient accepté les esprits des ancêtres, censés protéger le commun des mortels.
Ainsi les décorations traditionnelles participent de cet effort. On peut en dénombrer beaucoup mais je ne m'attarderai que sur deux d'entre elles. La première est le Kadomatsu : des branches de sapin et des tiges de bambou sont les principaux éléments de cet arrangement floral. On le dispose en général sur les côtés de la porte d'entrée de la maison. Il y a ensuite le Shime-Kazari, une décoration elle aussi composée de branches de sapin, cette fois enroulées. On accroche le Shime-Kazari sur la porte d'entrée, ou à l'avant des voitures. Ces deux décorations sont destinées à accueillir les dieux et les esprits. Au début de l'année, les gens remercient et louent les dieux et les esprits des ancêtres en espérant que cette nouvelle année soit elle aussi riche en récoltes et en événements heureux. 
Quatrième Partie : Oomisoka
Le 31 décembre est généralement appelé Oomisoka, un moment de calme et de relaxation pour tous après les pénibles et fatigantes préparations de Oshougatsu. En Japonais, Misoka signifie le dernier jour du mois... et Oomisoka, le Grand dernier jour du mois, ce qui revient à dire, le dernier jour de l'année. Les japonais passent la soirée à manger Osechiryouri, qui fera l'objet d'un chapitre à part, et les Toshikoshisoba, tout en buvant un peu d'alcool.

Cinquième Partie : Osechiryouri
Préparé la veille du Oomisoka, l'Osechiryouri est un assortiment de mets que les japonais conservent dans des boîtes empilables appelées Juubako ( boîtes empilées; un merci à Haikai pour la rectification ). La tradition veut que les plats soient nombreux de manière à ce qu'il ne soit pas indispensable de préparer quoi que ce soit les jours suivants. En général, Osechiryouri est consommé jusqu'au deux ou trois janvier. Chaque plat a une signification bien particulière et une relation directe est ainsi établie avec le symbolisme du Nouvel An. Par exemple, le Konbu, une algue marine enroulée dans laquelle on place une tranche de poisson de bonne qualité, a une sonorité proche du mot yorokobu (le bonheur) ou yorokonbu... Autre met, autre signification : le Kazunoko, des oeufs de hareng salé d'une couleur jaune ravissante, évoque pour l'année à venir la naissance de nombreux enfants. Evidemment le contenu dépend des régions, bien que certains plats semblent incontournables, aux dires de mes beaux-parents.
J'ai trouvé certains plats délicieux et d'autres très particuliers. Ainsi le Kazunoko reste un grand moment de bonheur pour mon palais bien que j'ai reproché discrètement que le goût était vraiment trop salé. Les oeufs de hareng sont très durs et il est parfois difficile de déglutir quand vous essayez de les avaler. Les Kuromame (haricots noirs) étaient eux aussi très goûtus. Une généralité concernant l'Osechiryouyi serait de dire que les mets sont très sucrés ou très salés, sans doute une des raisons de sa conservation longue durée. Depuis que je vis au Japon, je me suis habitué aux petits-déjeuners de Minshuku ou de Ryoukan et je n'ai guère éprouvé de difficulté à dévorer le Omochi dans la soupe Ozoni ou le Omochi agrémenté de Kinako à 6h30 le matin suivant. Ce dernier est d'ailleurs mon favori. Sur les photos que vous pouvez voir du côté des albums, vous remarquerez qu'une fois encore les poissons font bonne figure face aux plats de viande européens. Certains plats d'Osechiryouri ont l'air d'être véritablement confis et bien que la langue française ne soit que peu préparée à ce type de goûts, on s'y acclimate très aisément, pourvu que le poisson ou les oeufs de poissons ne vous posent pas de problème.
Malgré tout, ce que je préfère avec le Osechiryuri, c'est que les femmes au foyer se voient délester d'une part considérable de leurs tâches ménagères le temps de profiter, au même titre que leur mari, d'une fin d'année calme et reposante. Ca semble peut-être difficile à imaginer pour de nombreux occidentaux mais le poids des tâches d'une femme au foyer au Japon est loin d'être enviable. Mais ceci est une autre histoire que je traiterai sans doute dans un avenir proche.à suivre...
Izo
NB : les photos utilisées sont celles que j'ai prises cette année lors de ces événements. Les photos extérieures sont utilisées avec l'accord des sites où je les ai trouvées. Le texte a été intégralement écrit par mes soins et je serais gré aux gens qui souhaiteraient exploiter celui-ci de me prévenir.


