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Que serait le monde sans le “Latte Art” ?

Dix-neuf artistes se sont lancés dans une compétition d’un genre nouveau au Japon : le Latte Art.

latte artQui ne connaît pas ce café à l’arrière-goût tantôt amer tantôt sucré recouvert d’une délicate mousse brunie ? Ce breuvage ultra-populaire au Japon depuis quelques années déjà et démocratisé par la chaîne de cafés la plus connue du monde, Starbucks Coffee, a fait son entrée dans une nouvelle sphère, celle des compétitions artistico-consuméristes.

Cette première compétition a été parrainée et organisée par le Blenz Coffee dans le quartier d’Aoyama à Tokyo. Les artistes réunis samedi matin avaient une seule prérogative. Il leur fallait séduire les yeux plus que les papilles. En effet, les juges ne s’intéressaient qu’aux motifs et dessins sculptés dans la mousse encore chaude. Le goût que pouvait avoir le café faisait désormais partie des options…

Le co-fondateur de l’entreprise Blenz Coffee, un Canadien du nom de Geoffrey Hair, insiste sur l’importance de la compétition. Il a expliqué au Japan Times que les trois raisons qui expliquaient l’apparition de ce nouveau type de rencontres entre les professionnels et la clientèle dans un cadre qui dépasse les normes habituelles étaient tout d’abord, l’amour, suivi de près par le goût pour, last but not least, se terminer sur ce qui semble être le plus important, la dextérité doublée d’un sérieux talent d’artiste.

A la fin du premier tour, seuls six participants restaient en lice. Après une pause bien méritée, les finalistes se sont battus à coups de petites cuillères et de sculptures sur crème interposées. La gagnante, Asuka Yoshimoto, une employée de 29 ans qui travaille au Double Tall dans le quartier de Shibuya, à Tokyo, a mis un terme à la compétition en réalisant un motif représentant une feuille d’arbre. Elle est repartie avec 100 000 yen (environ 600 euros).

Portable dans la baignoire.

Plus de 40% des Japonais disent avoir déjà utilisé leur téléphone portable dans leur baignoire, pour téléphoner, écrire des e-mails, écouter de la musique ou encore jouer, confirmant ainsi qu’ils sont désormais inséparables de cet appareil à tout faire.

Selon une vaste étude conduite en décembre dernier par le fabricant de jeux nippon Sega, et dont les résultats ont été publiés, 41,2% des 16.250 personnes de tous âges interrogées indiquent avoir utilisé au moins une fois leur mobile en prenant un bain.

Cette pratique concerne presque autant les hommes que les femmes, quel que soit leur âge. Cependant, elle est deux fois plus fréquente chez les 10-19 ans (53%) que dans les autres tranches d’âges où la moyenne s’établit à 26%. Les plus de 50 ans sont quand même près de 20% à s’être déjà prélassés dans un bain avec leur téléphone, et même 25% dans le cas des femmes.

Parmi l’ensemble des sondés, 29% précisent qu’ils se sont servis de leur mobile dans la salle de bain pour échanger des e-mails, 28% pour écouter de la musique, 12% pour jouer et seulement 9% pour téléphoner.

Constatant cette habitude, certains fabricants de terminaux high-tech nippons proposent désormais des téléphones étanches “à utiliser sans risques même en se baignant”.

Les Japonais sont des fanatiques des innombrables fonctions désormais intégrées dans les téléphones portables, à commencer par l’échange de courriers électroniques, la consultation de sites multimédia ainsi que l’achat de musiques à télécharger et à écouter directement avec le terminal.

L’usage est renforcé par le fait que près de 85% des quelque 106 millions de Japonais clients d’un service cellulaire ont déjà souscrit à une offre de troisième génération (3G) adaptée à ce type de fonctionnalités avancées.

Coup d’oeil à l’Histoire du Japon, par Masahi

Connaissez-vous Chris Marker ?

Voilà pour les amateurs de cinéma des années 60, un questionnaire sur Chris Marker réalisé dans le cadre d’un cours de Multimédia dans une Université proche de Nagoya. Les élèves sont en train de créer eux aussi des quiz sur l’Histoire du Japon, l’Art japonais et le Studio Ghibli. Pour leur montrer comment réaliser eux-mêmes un quiz, j’en ai créé plusieurs sur des sujets qui récemment me passionnent. Bientôt, je me lancerai sur ce site dans une nouvelle aventure plus cinétographiquement japonaise. Avec la Art Guild Theater et la Nouvelle Vague japonaise, il y a beaucoup de choses à dire sur le cinéma japonais.

Mais d’abord, un petit quiz sur Chris Marker dont le documentaire “Le Mystère Koumiko”, datant de 1964, est une expérience que je conseille à tous.

Tujiko Noriko

A l’approche d’une série de concerts que Tujiko Noriko va donner au Japon, à Tokyo, Osaka et Kyoto en juin, il me semblait nécessaire de présenter l’un de ses albums à ceux d’entre vous qui ne la connaissent pas. Tujiko Noriko est déjà passée un certain nombre de fois à Paris et ailleurs en Europe et connaît un succès tout à fait respectable pour une artiste de genre électro.

TujikoNorikoBlurred in my mirror avait donné à Tujiko Noriko l’opportunité de se plonger les deux pieds en avant dans une cacophonie distinguée mêlée de dub et de house. Ces deux territoires musicaux laissaient une liberté totale à l’introduction de ses arpèges effilochés, à de sublimes grincements au coeur d’une tourmente de beats très techno. La voix de Noriko, aussi fluette soit-elle, parvenait à s’extraire des compositions comme des cris dans une nuit trop noire. La menace guettait l’auditeur et plus d’une fois à l’écoute de l’album, on pouvait se dire que les frontières avaient été repoussées très loin.

Shojo Toshi, un album qui a été mis en vente en 2002, est un album plus structuré et qui revient dans une mouvance kawaii très japonaise. Les compositions désespérées et en loques laissaient alors la place à des morceaux où l’électronique devenait moins entreprenante et persistante. C’est surtout le retour de sa voix en alternance entre une tessiture rauque et une lumière cristalline qui vient chatouiller les oreilles des auditeurs dans l’attente.

Endless End, lui, flotte dans l’air comme une de ces brises du début d’automne avec une programmation électro fragile où la batterie aux accents métalliques vient côtoyer des claviers à la sensualité retrouvée. De nombreux morceaux développent une frêle luminosité commençant parfois par des préludes syncopés avec des synthétiseurs qui lancent des complaintes répétitives. A ceux-là se greffent des séquences de flûtes qui viennent murmurer à nos oreilles, accompagnées des roucoulements vocaux de la chanteuse d’origine japonaise.

Tokyo commence avec les élancements légers de vibraphones, de bruits secs et une douleur lancinente infusée par une basse doucereuse. A ce flottement apparent s’adjoignent très vite des effets spéciaux qui évoquent les folies passagères d’un Orson Welles sur la BBC, des bruits venus de l’espace et nés d’une espèce martienne dont on ne pouvait que supposer l’existence. Bebe et White Film diffusent un peu de joie après l’impression laissée par l’invasion extraterrestre. I Love You and Girl Meets Boy sont deux roucoulades qui investissent l’espace dans une tentative sentimentaliste qui en épatera ou ennuiera plus d’un. Les envolées sonores de Tujiko Noriko ne laissent personne indifférent. Sous ses airs de jeunette douce-amère, elle matraque ses émotions par le truchement de séquences électro-difformes mais toujours proches de la conception que se font les puristes du concept de mélodie.

Discographie :

ShojoToshi
TUJIKO NORIKO
Shojo Toshi
Mego 2001

Endless End
White Film
Bebe
Marble Waltz
Machi-No-Kakera
Tokyo
Girl Meets Boy
Differenci
Mannequin Surfer
Porsche

HardniSasete
TUJIKO NORIKO
Hard Ni Sasete (Make Me Hard)
Mego 2002

Shore Angel
Give Face
Fly
Call My Name
*5
*6
*7
Bikini
Sea

FromTokyotoNaiagara

TUJIKO NORIKO
From Tokyo To Naiagara
Tomlab 2003

Narita Made
Zipper
Rocket Hanabi
Mugen Kyuukou
Kiminotamen
Tokyo
Tokyo Tower
Robot Hero

AokiTakamasa28
AOKI TAKAMASA + TUJIKO NORIKO
28
Fat-Cat Records 2005

Fly2
Vinyl Words
When The Night Comes
Doki Doki Last Night
Fly Variation
26th Floor
Alien
Nolicom

Liens :


Le site officiel de Tujiko Noriko

Son dernier album, une compilation de remixes, uniquement disponible au Japon

Solo, son dernier album… solo

MySpace, où vous pourrez écouter quelques morceaux !

Le Wiki à propos de Tujiko Noriko

Le DVD How To
, très sympa, disponible un peu partout !

Izo