J’ai décidé depuis quelques semaines d’accorder plus d’importance à la musique que j’écoute au Japon. Pour l’instant ne sont chroniqués que des albums disponibles hors du Japon mais d’ici quelques semaines viendront s’ajouter des raretés. La production musicale est très importante au Japon. Cependant, la masse d’albums est tellement impressionnante
qu’il en devient difficile de distinguer les bons disques des mauvais disques.

Architecture in Helsinki

Architecture in Helsinki

The best eight-piece art-hippie collective Australia has ever produced, Architecture in Helsinki, is all about some cultural mishmash. With a membership including a white dread, an unshod singer, a guy with Conor Oberst hair simpering like Fivel going west, and a chick in knee-highs and marching band ruffles, they appear to have been assembled by committee, and their music, clocking in at approximately 33 gpm (that would be “genres per minute”), follows suit. This rapid-fire dilettantism might be advantageous or detrimental to your enjoyment of their performance, depending on the length of your attention span. The crowd at the Cat’s Cradle seemed predominantly young, self-conscious, and heavily medicated, and it’s hard to tell if all the gaping maws were the result of awe or that god-awful N.C. pollen that’s had everyone’s sinuses congested.(more)

Foret

Schuller

La scène française est-elle entrée dans une nouvelle ère ? On pourrait se le demander à l’écoute du premier album de Sébastien Schuller – le paradoxalement nommé Happyness. Il fait sans doute partie de ces artistes qui redorent une image désormais vieillie de notre France pop. Comme eux, il semble se cacher aux cîmes de promontoires inaccessibles. Il faudrait vraiment être comme ces oiseaux téméraires dont la toile recèle pour découvrir l’audace mélancolique et l’électro-pop endolorie de cet artiste tout juste trentenaire. (more)

La nuit où j\'ai dit non

Tetreault – Yoshihide

Cet album produit par Audioview, Label Belge confluant au Distributeur Lowlands est le premier projet solo de Martin Tétreault. Tout commence par une boucle qui fait penser à l’électro du début des années 90. Puis entre déraillements sonores subtils et profondeur mélodique, à la réverbération douce et délicate, l’album de Tétreault emplit l’espace peu à peu. Etonnant objet dans la discographie de l’artiste, La Nuit où j’ai dit non exacerbe une humeur oscillant entre amertume et ambiance sucrée. Les sons bruts et nerveux auxquels nous étions habitués laissent la place à l’installation d’une ambiance cosmique. Les nappes sonores diffusent à un rythme ralenti une émotion captivante. Les frottements progressifs s’accompagnent de claquements jusqu’à l’embrasement d’une ambiance liquide et pure. (more)

Cover

Montag

Ecouter un disque de Montag, c’est comme de décider de partir pour un long voyage dans un monde de fleurs, de végétaux extraordinaires et de monstres gentils. Les bruits de jouet dont le ventre s’écrase avant de relâcher le son qui vous faisait rire dans votre enfance ou bien encore ces tremblements de doigts qui font la douceur de mélodies naives sur un clavier électrique, le souffle du vent qui succède au râle d’une jeune fille entourée de billes qui se cognent… tous ces éléments disparates parviennent à définir un univers homérique peuplé de silences et de feulements.

Montag est, aux dire des chanteuses d’Au Revoir Simone, un musicien rêveur, un baladin aux yeux d’enfants qui observent sans ouvrir complétement les paupières ce qui l’entoure. Il y dégôte des secrets de polichinelle mais ne s’encombre pas des nouvelles qui font l’ironie de notre monde aujourd’hui. Poéte en T-Shirt sexy, Montag a aussi la voix sucrée des artites pop d’un autre temps, une époque où les esprits, loin des inquiètudes qui nous submergent à présent, se laissaient aller à l’abandon. (more)

Takemura 1

Nobukazu Takemura

La musique japonaise reste aujourd’hui encore associée à la J-Pop. Les Européens imaginent toujours, à raison compte tenu de la diffusion des artistes japonais hors champs, des jeunes femmes infantilisées à l’excès se dehanchant sur des airs eighties. La seule chose qui peut sans doute expliquer le succès de ces chanteuses en robes arc-en-ciel reste le language. Les paroles sont souvent d’une telle bêtise, comme sorties du journal intime d’une lycéenne de 14 ans, que l’on se mord les doigts de rire ou de colère à l’écoute des Idols les plus populaires. Le japonais est cependant une langue peu répandue et rarement étudiée, ce qui facilite un succès de fortune dans des réseaux de fans douteux en France et dans le reste de l’Europe.
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Izo