Posted by Izo.
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Tetsumi Kudo : Gardens of Metamorphosis
Promenade in the heredity-chromosome, 1979
Signée, 33,5 x 18,5 x 27 cm
L’artiste japonais Tetsumi Kudo est la vedette d’une exposition au Walker Art Center, à Minneapolis d’octobre 2008 à mars 2009. Pourquoi donc aborder un sujet comme celui-là, puisqu’après tout, l’exposition ne concerne ni les Francophones les plus nombreux ni les Japonais francophiles qui visitent ce blogue ? Tout simplement parce que Kudo est l’un de ces artistes que j’ai toujours voulu voir exposé dans cette chère ville de Nagoya. Malheureusement, de mémoire de Franco-Belge expatrié de son plein gré, je n’ai encore jamais entendu parler d’un passage de l’artiste dans cette ville si accueillante pour Monet, Picasso et quelques autres grands noms de la peinture qui commencent à ne plus avoir grand chose à dire (ceci n’engageant que moi).
L’exposition qui se tient dans ce musée – que j’ai déjà croisé lors de recherches sur le documentariste Frederick Wiseman – présente plus d’une centaine d’oeuvres de l’artiste. Des objets, des sculptures, des installations, des dessins mais aussi des peintures de tailles et de matériaux divers seront exposés dans les différentes salles du musée. Ces oeuvres couvrent la carrière de l’artiste depuis la fin des années 50 jusqu’à son avénement international dans les années 80.
Autour des oeuvres, le musée propose aussi des documents historiques et biographiques qui permettent de mieux resituer sa carrière et sa production. Accompagnées d’études, de posters et de bien d’autres choses encore, les oeuvres sont présentées dans un contexte qui explique sûrement les changements brutaux décidés tout au long d’une carrière exemplaire : du Nouveau Réalisme français au Pop Art, ces tendances anti-artistiques des années 60, en passant par le Post-modernisme japonais des années 80, l’artiste a vu du pays… tout en restant finalement un apatride du monde de l’art.
Pollution – cultivation – nouvelle – écologie, 1971/72
59 x 35,5 x 48 cm
Il a toujours été un personnage excentrique et énigmatique de l’art d’après-guerre. On le dit compagnon de Joseph Beuys, Paul Thek, de James Lee Byars et de la célèbre et déjantée Kusama Yayoi en raison de son tempérament, de sa philosophie et de son approche de la question artistique – sens de la formule risqué, j’en conviens. Il est du point de vue de nombreux critiques à travers le monde un artiste japonais avant tout bien que son art – ses arts – soit transculturel, international et cosmopolite. Tout un programme passionnant et que je vous invite à découvrir si vous avez la chance d’habiter aux environs de… Minneapolis (sic!)
Kudo est décédé en 1990 après des décennies d’activité et un passage éclair dans la majorité des grandes villes japonaises. Où n’aurais-je pas assez cherché ?
Izo
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