Posted by Izo.
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N’est pas Gus Van Sant qui veut…
Les acteurs s’appellent Hisato Obayashi, Akifumi Kimoto et Kazuho Hayashi.
Le décor ? Un ensemble de quartiers résidentiels qu’entourent deux universités et deux écoles, vides, ou presque, pour l’occasion.
L’unité de temps a été décidée aléatoirement : prises de vues nocturnes dès 16h, le soleil se couche tôt au Japon. La difficulté des angles de prises de vues invite à poursuivre jusqu’au lendemain, le matin pour les fonds multicolores, l’après-midi pour la résolution.
Autre décor possible : une des deux universités, où se traînent quelques étudiants hagards et des professeurs étrangers loin de l’actualité nationale.
Le scénario : une prise d’otages. Un ancien Yakuza prend en otage son ex-femme, son fils et sa fille dans une maison japonaise typique des banlieues. Des coups de feu. Un policier blessé laissé à l’abandon pendant plusieurs heures. Un autre agent tué in the field.
Techniques à utiliser pour impliquer le spectateur : des morceaux de reportages télévisés, quelques images mal filmées, mal éclairées. S’intéresser aux éclairs des coups de feu tirés. Mélange hasardeux d’émotions, la colère, l’inquiétude, l’angoisse, l’incompréhension. Insister sur la vie des agents touchés. Un peu de musique, du piano, si possible.
Extérieur nuit, 16 heures, hors de la maison auprès des policiers et du groupe d’intervention : Il est un peu plus de 16 heures quand Akifumi Kimoto, un policier de 50 ans, est touché au cou par un tir de pistolet.
Retour en arrière : Hisato Obayashi arrive chez son ex-femme. Il se faufile dans la maison bien que celle-ci lui ait refusé l’entrée. Leur deux enfants sont aussi présents. Peu de temps après être entré dans la maison, cet ancien yakuza renvoyé de son clan sort son arme et menace sa famille. La police a déjà été prévenue, la technologie des téléphone portable vient à point. Un policier du commissariat tout proche arrive. Il dépose son vélo, s’approche. Il entend des bruits à l’intérieur de la maison. Des cris. Une dispute. Malgré l’agitation, il poursuit son approche sans vraiment s’inquiéter de la situation. Soudain, Obayashi sort et le menace avec son arme. Instants suspendus. Tension durable. Obayashi sue. Kimoto reste impassible malgré la peur qui l’étreint. Il n’a aucune chance d’atteindre son arme avant que Obayashi ne tire. Il attend. Obayashi ne parvient pas à avoir les idées claires. Il se concentre sur sa barbe de trois jours, entend vaguement les cris à l’intérieur de la maison. Le décor tourne, de plus en plus vite. Il relâche la pression dans sa main droite. Un corps qui tombe déjà, une détonation bruyante qui s’allonge et traverse l’espace. Il se voit déjà rentré dans la maison, le policier saigne au cou. Il est immobile devant la maison. Plus de retour en arrière possible. He reached the point of no coming back, comme disent avec brio les acteurs américains.
à suivre…
Izo
toi tu regardes trop les infos…ha…c’est vrai que comme ca ca fait tres cinema
Bon, ca fait longtemps, que l’on as plus rien a se mettre sous la dent… Peut être n’as tu plus de temps a consacré a ce blog… en tout cas merci d’avoir émis pendant si longtemps et avec autant de qualité.
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Bonjour Izo,
euh, c’est le début du feuilleton de l’été ? (^_^)
alors l’épisode suivant : “gros plan sur les cris des enfants, la maman courageuse qui va s’interposer pour protéger ses enfants, une conversation téléphonique avec le négociateur (négociatrice c’est peut-être plus à la mode), un come-back sur l’exclusion du clan des yakuzas, un appel du chef du clan pour lui ordonner de se suicider, et pour finir l’attaque de la maison qui va se terminer par un bain de sang “.
j’espère que je n’ai pas trouvé la chute (^_^)
Bonne journée et vivement la suite