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Attention, ami Otaku ! Tu te croyais à l’abri des brimades et des attaques, loin des souvenirs passés dans lesquels des camarades de classe de l’école primaire à l’université venaient te chatouiller les oreilles à coup d’humiliations… Tu pensais que maintenant que ton nom sied à beaucoup d’hommes d’affaires émérites, tu serais enfin sorti d’affaire. Et bien non !

Alors que les Otaku commencent à se sentir de mieux en mieux en phase avec le reste de la population japonaise, voilà que le revers de la médaille arrive à grands renforts de voleurs inspirés.

Attention, ami Otaku ! Tu te croyais à l’abri des brimades et des attaques, loin des souvenirs passés dans lesquels des camarades de classe de l’école primaire à l’université venaient te chatouiller les oreilles à coup d’humiliations… Tu pensais que maintenant que ton nom sied à beaucoup d’hommes d’affaires émérites, tu serais enfin sorti d’affaire. Et bien non !

Après des années difficiles ou la simple évocation du mot “otaku” faisait régner des silences longs et lourds de sens, la situation a bien changé. Aujourd’hui, quel enfant japonais, voire quel jeune adulte, n’est pas embringué dans une histoire d’Otaku ? Au Japon où ce mot désigne des gens obsédés par leur passion, de la pâtisserie à l’informatique en passant par les suiveurs d’Idol, la Police japonaise a découvert un nouveau phénomène.

D’abord épiphénomène, celui-ci ne cesse de prendre de l’ampleur. D’après les représentants de la Police, une nouvelle catégorie de criminels serait apparue suite à l’explosion des chiffres de la consommation. Les grands groupes commerciaux ont compris depuis quelques années que les Otaku étaient dépensiers et les campagnes publicitaires sont vite devenues une affaire de cible mouvante : de la femme au foyer à l’Otaku en passant par les enfants, les professionnels de la publicité ne s’y trompent pas. L’image ainsi fixée, voilà que de jeunes adolescents, agissant en groupe, ont eu l’idée saugrenue (?) de s’attaquer aux Otaku à la sortie des conventions d’informatique, des réunions de gamers et à proximité des magasins dont regorgent le quartier internationalement célèbre d’Akihabara.

Une bande d’adolescents Tokyoïtes à ainsi été arrêtée suite à l’agression d’un jeune homme qui sortait d’un des grands magasins de matériel informatique du quartier. Lorsque les inspecteurs leur ont demandé pour quelle raison ils avaient pris pour cible un jeune de leur âge, sans profession, ils ont répondu que les Otaku avaient toujours les poches pleines d’argent et qu’ils avaient la réputation d’être plutôt faibles.

Akihabara, jusqu’alors paisible, est maintenant au centre de ce phénomène. La Police a annoncé que rien qu’au cours du premier semestre de cette année, 25 agressions avaient été reportées. L’image typique de l’Otaku japonais est crystalisée depuis des années dans l’imaginaire des Japonais : c’est quelqu’un qui se dévoue corps et âme à sa passion, qui y consacre tout son temps et son argent, c’est quelqu’un qui achète des magazines, des jouets, des objets qui coûtent parfois très chers, et surtout, c’est en général quelqu’un de frêle et qu’on peut voler aisément.

Un magazine a décidé de mener l’enquête et a interviewé une dizaine d’Otaku pour savoir quelle somme d’argent ceux-ci portaient sur eux. Les résultats sont contre toute attente assez décevants. Dans un pays où les gens paient tout en liquide et n’éprouvent aucune crainte à l’idée de transporter des sommes parfois faramineuses, les Otaku ne font guère frémir de plaisir des voleurs sérieux : 47000 Yen au plus, 3000 au moins avec une moyenne de 21900 Yen.

Des études montrent même que les Otaku sont en réalité beaucoup plus économes qu’on ne le pense. La plupart d’entre eux essaient de dépenser le moins possible pour satisfaire leur passion sans aller au-delà de leurs moyens. A y réfléchir, les conventions de Cosplay coûtent entre 1000 et 2000 Yen, les manga coûtent eux aussi à peine quelques centaines de Yen.

Au vu des informations recueillies par la Police, il semblerait que le stéréotype pousse les criminels à se tromper de cible.

Izo, d’après un article du Mainichi Shinbun daté du 12 octobre 2006.